Par Nicolas Desjardins, PhD en médecine naturelle · DBA(c) · Master en Neurosciences (en cours), concepteur du système Q-Technology. Nicolas Desjardins n’est pas médecin. Octobre 2026.
Read this article in English: Electromagnetic hypersensitivity: your symptoms are real
La réponse courte. L’électrosensibilité, ou hypersensibilité électromagnétique, désigne des symptômes réels que des personnes attribuent aux champs électromagnétiques. En 2018, l’ANSES a reconnu cette souffrance et demandé une prise en charge adaptée, tout en concluant qu’en l’état actuel des connaissances, aucune preuve expérimentale solide n’établit de lien de cause avec l’exposition. Dans les études en aveugle, les personnes électrosensibles ne détectent pas mieux les champs que les autres. Si tu vis ces symptômes, ton premier rendez-vous est chez un médecin. Nous ne te promettons rien sur eux : nous proposons l’hygiène EMF comme habitude, et un test qui regarde la fonction de ton corps, pas tes symptômes.
Avant tout : maux de tête, troubles de la concentration, picotements ou palpitations ont beaucoup de causes possibles, qu’un médecin peut chercher. Consulte-le, et sans attendre en cas de signe d’alerte : mal de tête brutal ou inhabituel, fièvre avec raideur de la nuque, trouble de la vision ou de la parole, faiblesse ou engourdissement d’un côté du corps, confusion, douleur dans la poitrine, malaise.
Tes symptômes sont réels. Ce n’est pas la question. DOCUMENTÉ
On t’a peut-être fait comprendre que tu exagérais. Dans son avis de mars 2018, l’ANSES écrit que les plaintes (douleurs, souffrance) des personnes qui se déclarent électrosensibles correspondent à une réalité vécue, et que ces personnes ont besoin d’adapter leur quotidien pour y faire face. Parmi les symptômes les plus souvent rapportés, elle cite les maux de tête et les troubles du sommeil, de la concentration et de la mémoire ; elle relève aussi l’isolement psycho-social que subissent certaines d’entre elles. Elle recommande une prise en charge adaptée et la formation des professionnels de santé et des acteurs sociaux à leur accueil et à leur écoute.
Sur la cause, elle conclut qu’aucune preuve expérimentale solide n’établit de lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes rapportés.
Deux phrases sont vraies en même temps : la souffrance est réelle, la cause n’est pas démontrée. Celui qui te vend l’une sans l’autre te raconte la moitié de l’histoire.
Ce qu’ont trouvé les études en aveugle DOCUMENTÉ
Le principe : un vrai champ ou un faux, sans que les volontaires (et, en double aveugle, l’expérimentateur) sachent lequel est allumé. C’est ce qui sépare l’effet du champ de l’effet de l’attente, et c’est l’exigence qui a fait tomber les semelles magnétiques.
- 2005. Une revue systématique a rassemblé 31 expériences et 725 participants électrosensibles. 24 n’ont trouvé aucun signe d’une sensibilité biophysique. Sur les 7 autres, 2 n’ont pas été reproduites par leurs propres auteurs, 3 semblent tenir à un artefact statistique, 2 se contredisaient. Les auteurs notent que les symptômes peuvent être sévères, parfois invalidants (Rubin et coll., 2005).
- 2010. La mise à jour porte sur 46 études et 1 175 volontaires électrosensibles : aucune preuve solide que l’exposition déclenche les symptômes. Les études soutiennent en revanche le rôle de l’effet nocebo dans les symptômes aigus (Rubin et coll., 2010).
- 2024. Sur 41 études et 2 874 participants, aucun effet des radiofréquences sur les symptômes étudiés (maux de tête, troubles du sommeil, symptômes combinés) n’a pu être distingué du hasard, et les personnes électrosensibles ne percevaient pas mieux que les autres si le champ était allumé. Limites nommées par les auteurs : expositions courtes, en laboratoire, surtout chez de jeunes volontaires en bonne santé (Bosch-Capblanch et coll., 2024).
Nocebo ne veut pas dire imaginaire. L’effet nocebo, c’est quand l’attente d’un effet nuisible déclenche de vrais symptômes. L’ANSES le décrit comme une réponse normale (un « phénomène psychophysiologique normal », précise-t-elle) et rappelle que sa survenue n’exclut pas une affection organique non identifiée. Tes symptômes restent réels ; ce qui n’a pas été identifié comme déclencheur, dans ces conditions, c’est le champ lui-même.
La loi américaine qui retire aux villes l’argument sanitaire DOCUMENTÉ
Aux États-Unis, la section 704(a) du Telecommunications Act de 1996 a ajouté au Code fédéral une disposition (47 U.S.C. § 332(c)(7)(B)(iv)) : aucun État ni gouvernement local ne peut réglementer l’implantation, la construction ou la modification des installations de téléphonie sans fil sur la base des effets environnementaux des émissions de radiofréquences, dès lors que ces installations respectent les règles de la FCC.
Une municipalité américaine garde la main sur l’urbanisme, mais ne peut pas refuser une antenne aux normes fédérales parce que des habitants s’inquiètent pour leur santé. La question sanitaire ne peut plus fonder une décision locale : elle relève des limites d’exposition fixées par la FCC. Ce fait ne prouve rien sur la santé, dans un sens ou dans l’autre, et ne vaut qu’aux États-Unis.
L’hygiène EMF : une habitude, pas une solution médicale
L’hygiène EMF, c’est organiser ton environnement électrique avec bon sens : téléphone hors de la chambre ou en mode avion la nuit, chargeurs loin de la tête de lit, et kit filaire pour les appels longs.
Ces gestes réduisent ton exposition, et aucune étude citée ici ne montre qu’ils changent les symptômes. Un garde-fou : si éviter les ondes commence à te couper de ton travail ou de tes proches, parles-en à ton médecin. L’ANSES compte l’isolement parmi les souffrances à prendre en charge.
Ce que le circuit fait, ce qu’il ne fait pas
Réponse nette à une attente fréquente : le circuit Q-Technology ne capte ni le Wi-Fi, ni la 5G, ni le Bluetooth. Il ne bloque, ne filtre et ne retire rien. C’est un circuit passif résonant (une bobine, un condensateur, une résistance), sans batterie ni électrode.
- ÉTABLI Il capte l’énergie électromagnétique ambiante dans sa bande de résonance, celle des chargeurs, des alimentations et des écrans. Capter ne veut pas dire absorber : ton exposition reste la même, avec ou sans circuit.
- À CARACTÉRISER Il restitue une signature cohérente. Aucune séance de banc n’a encore eu lieu.
Ce que nous ne touchons pas : tes symptômes, que nous ne mesurons ni ne suivons, et l’exposition chez toi. Le test ne remplace aucune consultation.
Ce que nous regardons, avant puis pendant le port du circuit, au Test Posture Parfaite (quinze minutes, chez un testeur certifié, sans équipement) :
- les bascules du bassin et des épaules sur trois plans, en centimètres ;
- la rotation du cou, notée sur 7 de chaque côté ;
- les tests de force et de stabilité, à droite et à gauche, qui tiennent ou qui cèdent.
S’il ne montre rien, le test t’est remboursé. Et puisqu’on parle d’aveugle : nous avons fait plusieurs tests en aveugle, avec un circuit factice. Ce sont des tests internes, pas une étude publiée.
Ce que nous observons OBSERVATION : pendant le port, on observe au test une correction posturale : les bascules diminuent, la rotation du cou s’équilibre, des tests qui cédaient tiennent. C’est une observation sur la fonction, pas sur tes symptômes.
Évaluation fonctionnelle, non médicale · Protocole avant/après · Observations issues de tests internes · Résultats individuels variables · Ne constitue pas une allégation médicale.
Notre hypothèse HYPOTHÈSE : le circuit ne retire rien et ne bloque rien. Il donne au système nerveux une référence cohérente et stable. C’est une hypothèse sur le mécanisme, et elle peut être fausse.
Support, pas cure. Tant que tu portes le circuit, l’effet est là. Tu le retires, tu reviens au point de départ, comme avec des lunettes : tu les portes, tu vois ; tu les enlèves, tu ne vois plus.
FAQ
L’électrosensibilité est-elle reconnue ?
En 2018, l’ANSES a reconnu la souffrance des personnes électrosensibles et recommandé une prise en charge adaptée. Elle conclut aussi qu’aucune preuve solide n’établit de lien de cause avec l’exposition.
Les ondes causent-elles mes symptômes ?
Les études en aveugle n’ont pas pu le montrer, avec une limite : des expositions courtes, en laboratoire. Pour ton cas, c’est avec un médecin que ça se regarde.
Le circuit capte-t-il le Wi-Fi, la 5G ou le Bluetooth ?
Non. Sa bande de résonance est loin de ces signaux.
Le circuit va-t-il changer mes symptômes ?
Nous ne te promettons rien sur eux, et le test ne les mesure pas : il regarde la fonction. Pour tes symptômes, la bonne porte est une prise en charge médicale adaptée.
Comment vérifier sur moi ?
Réserve un Test Posture Parfaite : quinze minutes, 33 €, chez un testeur certifié. S’il ne montre rien, il t’est remboursé.
Tes symptômes méritent un médecin. Ta fonction, elle, se teste en quinze minutes : réserve ton Test Posture Parfaite, remboursé s’il ne montre rien.
Sources
- ANSES. Hypersensibilité électromagnétique ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques. Avis du 13 mars 2018 et rapport d’expertise collective (saisine n° 2011-SA-0150). https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2011SA0150Ra.pdf
- Rubin GJ, Das Munshi J, Wessely S. Electromagnetic hypersensitivity: a systematic review of provocation studies. Psychosom Med. 2005 ; 67(2) : 224-232. https://doi.org/10.1097/01.psy.0000155664.13300.64
- Rubin GJ, Nieto-Hernandez R, Wessely S. Idiopathic environmental intolerance attributed to electromagnetic fields (formerly ‘electromagnetic hypersensitivity’): An updated systematic review of provocation studies. Bioelectromagnetics. 2010 ; 31(1) : 1-11. https://doi.org/10.1002/bem.20536
- Bosch-Capblanch X et coll. The effects of radiofrequency electromagnetic fields exposure on human self-reported symptoms: A systematic review of human experimental studies. Environ Int. 2024 ; 187 : 108612. https://doi.org/10.1016/j.envint.2024.108612
- 47 U.S.C. § 332(c)(7)(B)(iv), disposition ajoutée par la section 704(a) du Telecommunications Act de 1996 (Pub. L. 104-104). https://www.law.cornell.edu/uscode/text/47/332




